LE GAG

En ces débuts du cinéma, le gag repose sur un comique physique, et parfois violent, faits de chutes, de bagarres et de poursuites…

En privilégiant le visuel, les premiers burlesques échappent aux règles de la narration classique : pour être efficace, le gag doit parvenir à monopoliser toute l’attention du public. L’histoire n’est donc que prétexte à l’accumulation de gags se succédant et jouissant d’une parfaite autonomie.
L'essence du genre est donc bien d’éprouver le réel.

Vernon Smith, un des plus proches collaborateurs de Sennett, témoigne : "Quiconque avait une idée de situation comique la racontait, mais l'interprétait en même temps. Un gag en suggérait un autre et, souvent, deux idées se combinaient en un développement comique".

Il existe un véritable répertoire de gags où chacun va puiser des idées comiques pour se les approprier et les décliner à leurs manières. Il arrive qu’un gag passe ainsi d’un film à l’autre.
Buster Keaton explique : "il y avait des gags qui ne m’étaient d’aucune utilité et que je racontais à Harold Lloyd qui les aimait et les utilisait. J’ai fait de même avec Chaplin qui, à son tour, me proposait des gags dont il ne parvenait pas à se servir ou qui ne collaient pas à son personnage".

Voici, à titre d'exemple, le fameux le "gag des petits pains", inventé par Fatty en 1917 et repris par Chaplin en 1925.
Fatty Chez lui, 1917
La ruée vers l’or, 1925
Le film burlesque n’est donc pas (encore) l’expression ou la démonstration d’une d’idée préconçue : il est plutôt une pensée qui, plutôt que de développer un sujet, l’invente librement.

La logique de l’histoire fait place à celle des "libres associations" qui peuvent varier indéfiniment sur un principe répétitif, parfois jusqu’à l’absurde.

La hardiesse et la spontanéité des associations de situations sont également favorisés par la rapidité du tournage : dans les premières années du slapstick, une seule équipe travaille généralement au rythme d’un court métrage par semaine.
L’improvisation est donc au coeur du burlesque des premiers temps.
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